Afin de s’assurer une meilleure insertion, un bachelier pro sur quatre environ choisit de poursuivre ses études. L’immense majorité se dirige vers des études courtes, principalement en BTS.
Bac pro : des formations en 1 an
Elles permettent aux bacheliers pros de se spécialiser ou d’acquérir une double compétence dans leur domaine.
Les MC (mentions complémentaires)
Au nombre d’une petite vingtaine, les mentions complémentaires, d’un niveau équivalent au bac, sont accessibles sur dossier. Elles se préparent au sein d’un lycée professionnel ou d’un CFA (centre de formation d’apprentis). Il faut les choisir à l’intérieur du champ professionnel suivi en bac pro. Par exemple, la MC Restauration du patrimoine architectural - option gros Å“uvre, est accessible avec un bac pro Construction, bâtiment- gros Å“uvre ; la MC Assistance conseil - vente à distance, avec un bac pro vente…
Les FCIL (formation complémentaire d’initiative locale)
Répondant à des besoins en qualification locaux, les FCIL se déroulent au sein de lycées professionnels ou d’écoles privées. Ces formations, d’une durée de 3 à 11 mois, ne débouchent pas sur un diplôme, mais sur une attestation ou un certificat d’école, reconnu uniquement dans la région où elles ont été délivrées. Souvent menées en alternance école/entreprise, elles sont également éphémères, puisque directement calquées sur un besoin local. Elles permettent de s’intégrer directement dans la vie active, souvent dans la région de formation.
Les CS (certificats de spécialisation) agricoles
Ils s’adressent aux titulaires d’un bac pro du domaine de l’agriculture ou de l’agroalimentaire. La plupart sont directement accessibles après le bac, mais certains exigent d’avoir déjà en poche un BTSA (voir plus loin). Ces formations de 400 à 600 heures sont proposées en lycée agricole, en CFA (centre de formation d’apprentis) ou en école, souvent sous contrat d’apprentissage.
Bac pro : des formations en 2 ans
Les BTS/BTSA (brevets de technicien supérieur/agricole)
17 % de bacheliers pro, soit 80% de ceux qui poursuivent leurs études, choisissent la filière du BTS. Une formation sanctionnée par un diplôme d’Etat, suivie en lycée ou en école. La moitié d’entre eux prépare le BTS en alternance, sous statut apprenti.
Accès sur dossier scolaire. Attention, certaines formations ne sont pas accessibles aux bacheliers pro. Une filière réservée, en tout état de cause, aux meilleurs éléments, fortement motivés. Leur formation essentiellement professionnalisée entraîne en effet un retard à combler dans les matières générales ou théoriques, surtout dans les filières tertiaires (où un bon niveau en expression écrite, en sciences humaines et en langues est souvent requis).
Certains lycées et CFA proposent d’ailleurs à ces bacheliers des BTS en 3 ans, ou conseillent aux titulaires de bac pro de suivre en parallèle des cours du soir. A noter que les bacheliers pros ayant décroché leur bac avec mention bien ou très bien sont admis de droit dans les BTS de même domaine (sauf pour les BTS assistant de manager, commerce international, hôtellerie-restauration, responsable d’hébergement, et les BTS des arts). Voir BTS après un bac pro.
Un parcours qu’il est possible de poursuivre par une licence pro (voir Licence après un bac STG).
Les DMA (diplômes des métiers d’art)
Une filière proposée par un petit nombre d’établissements (lycées publics ou privés, CFA) seulement. Les bons bacheliers pro en AMA (artisanat et métiers d’art) peuvent préparer un DMA, diplôme de même niveau que le BTS. Il existe une douzaine de DMA, principalement axés sur l’apprentissage de métiers anciens : décor architectural, arts de l’habitat, gravure, reliure, illustration, broderie, céramique, lutherie… Mais aussi audiovisuel (cinéma d’animation et régie de spectacle). Sélection sur dossier et travaux artistiques personnels. Les DMA peuvent aussi préparer ensuite au diplôme supérieur d’arts appliqués (DSAA), une formation de niveau II (bac+3).
Bac pro : les DUT souvent inaccessibles
Moins de 7% des bacheliers pros qui poursuivent leurs études se dirigent vers l’université, le plus souvent pour préparer un diplôme universitaire de technologie (DUT) ou une licence pro. L’accès au DUT, tant tertiaires qu’industriels, demeure très peu abordable pour les bacheliers pros, car le niveau d’exigence théorique est considérable. La part des étudiants issus de bacs pros ne représente que moins de 1% des effectifs totaux des IUT. Par ailleurs, leur taux de réussite y est le plus bas : 43,9% en 3 ans pour les bacs pros du secteur production, 49,3% pour ceux du secteur tertiaire . Voir DUT après un bac pro.
Bac pro : l’alternance, le sésame vers l’emploi.
C’est le choix de 25% des bacheliers pros pour mener à bien leur poursuite d’études. La garantie d’une formation gratuite, rémunérée et directement professionnalisées, sous statut salarié, et non plus étudiant. Basée sur des besoins réels de l’entreprise, débouche, bien souvent, sur une embauche, avant même la fin du contrat d’apprentissage ou de professionnalisation !


























