Prévenir les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) - Prévention Santé Environnement - Bac PRO

Prévenir les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) - Prévention Santé Environnement - Bac PRO

Notre professeur vous propose son cours de Prévention Santé Environnement niveau Seconde Professionnelle sur le chapitre "Prévenir les Infections Sexuellement Transmissibles" issu du thème "Sexualité et Prévention".

Vous aborderez en premier la définition d'une infection sexuellement transmissible (ist), puis notre professeur vous explique quels sont les modes de contamination et les différentes IST. Vous verrez alors quoi faire en cas de prise de risque, quels sont les moyens de prévention, ainsi que les structures d'accueil, d'aide et de soutien.

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Prévenir les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) - Prévention Santé Environnement - Bac PRO

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CE QU’IL FAUT SAVOIR

Définition d’une infection sexuellement transmissible : appelée aussi maladie sexuellement transmissible (MST), elle se transmet lors d’un rapport sexuel.

 

PREVENIR LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES

Il est primordial d’adopter un comportement responsable en matière de sexualité afin de se protéger mais également de protéger son partenaire. Il s’agit du respect de soi et des autres.


LE MODE DE CONTAMINATION

Les IST sont transmises par voie sexuelle.

Mais le SIDA et l’hépatite B peuvent être transmis par voie sanguine, voie placentaire et pour l’hépatite B par la salive.


LES DIFFERENTES IST

On distingue les IST d’origine bactérienne de celles d’origine virale, le SIDA et l’hépatite B étant traités à part.


Les IST d’origine bactérienne

Les trois principales sont la syphilis, la blennorragie et les chlamydioses.

  • La syphilis : Cette infection est responsable de lésions de la peau et des muqueuses qui peuvent toucher de nombreux organes. Elle est encore fréquente en France, avec plusieurs milliers de nouveaux cas chaque année. Le gène responsable est une bactérie appelée « treponema pallidum ». 

 

La maladie évolue en trois phases : 

  • une incubation, qui peut aller de trois semaines à trois mois, où l’on voit apparaître une lésion rosée au niveau des organes génitaux mais aussi lèvres, langue ou amygdales. Cette première phase peut passer inaperçue. 
  • la deuxième phase, entre un mois ou un an après le rapport sexuel contaminant où apparaissent des ganglions, accompagnés de maux de tête et de fièvre. Cela peut conduire à une méningite ou à une hépatite et atteindre les reins et les articulations. 
  • Si l’on ne fait pas de traitement on peut atteindre la troisième phase après quelques mois ou quelques années, avec des atteintes neurologiques, cardiaques, etc. A cette phase, le malade n’est plus contagieux.

 

Le principal traitement consiste en des antibiotiques à base de pénicilline, qui peuvent être remplacés par un autre traitement en cas d’allergie à la pénicilline.


  • La blennorragie : Appelée également gonococcie ou « chaude pisse », cette maladie se transmet par voie sexuelle, sauf dans le cas d’atteinte oculaire. La bactérie incriminée est le gonocoque. Très répandue, cette maladie touche surtout les populations défavorisées avec 500 000 cas en France chaque année. 

 

Chez l’homme cela se traduit par une inflammation de l’urètre et donc des douleurs aiguës. Par contre chez la femme elle peut passer inaperçue et ainsi de transmettre rapidement car elle affecte le col utérin, la vulve et le vagin avec des pertes jaunâtres discrètes. Le traitement de fait par antibiotiques. 

Si le sujet n’est pas traité cela peut conduire à une infection de la prostate chez l’homme, une salpingite et grossesses extra utérine chez la femme et même à la stérilité chez les deux. Cela conduit très rarement à une conjonctivite chez l’adulte mais cela peut atteindre le nouveau-né.


  • Les chlamydioses : Ces bactéries sont la principale cause de la cécité et la première cause de stérilité chez la femme. Après une incubation de 8 à 15 jours, des brûlures et des démangeaisons apparaissent. On traite aussi par antibiotiques. Certaines formes, comme la maladie de Nicolas Favre, se rencontrent chez les voyageurs et les homosexuels masculins.

 


Les IST d’origine virale

Ce sont l’herpès génital et les condylomes.

  • L’herpès génital : Maladie fréquente, elle touche 2 millions de personnes en France. Très spectaculaire elle commence par des éruptions cutanées et des démangeaisons. Le traitement (solutions antivirales orales) traite la crise mais ne supprime pas la maladie, le virus restant à l’état latent dans les ganglions lymphatiques entre les poussées. On traite également à base d’un gel en application locale qui favorise la cicatrisation et soulage la douleur. Il faut également penser à traiter le partenaire car c’est très contagieux. Si un herpès survient pendant la grosses cela conduira à un accouchement par césarienne car cela pourrait conduire à des conséquences graves pour le bébé.
  • Les condylomes : Egalement appelée papillomavirus ou crêtes de coq, c’est la maladie la plus répandue en France et elle ne cesse d’augmenter. Elle se manifeste par des verrues disgracieuses, parfois accompagnées de lésions qui peuvent conduire à certains cancers comme celui du col de l’utérus chez la femme. Cette maladie se transmet par voie sexuelle, les mains et le linge de toilette peuvent aussi être un vecteur. Les préservatifs sont assez inefficaces donc et mieux vaut donc se soigner avant d’avoir des rapports sexuels. Un vaccin est en cours de création mais pour le moment on soigne par électrocoagulation à l’aide d’un bistouri électrique. 

 


Le SIDA et l’hépatite B

En cas de contamination par le VIH (SIDA) ou par le VHB (hépatite B), les signes sont inexistants. On peut détecter ces virus dans l’organisme par une analyse de sang. Toutefois, les sujets contaminés peuvent transmettre ces virus à d’autres personnes.

  • Le SIDA (Syndrome d’Immunodéficience Acquise) : 150 000 personnes seraient porteuses du virus en France et 7000 nouvelles contaminations apparaissent chaque année. Enfin, on estime de 30 000 personnes seraient séropositives sans le savoir.

 

Il se transmet par voie sexuelle mais également par voie sanguine ce qui veut dire qu’avoir des relations sexuelles non protégées ou être en contact avec le sang d’une personne contaminée est extrêmement risqué ! Toute pratique sexuelle est à risque, sauf le baiser et la masturbation. Il se transmet également par voie placentaire, quand la mère contamine le fœtus. 

Les sujets porteurs du VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) sont dits séropositifs. Le virus détruit peu à peu les défenses immunitaires de l’individu et celui-ci développe au bout de quelques années des infections opportunistes dont l’issue finira par être mortelle.

Il n’y a aucun risque à vivre avec un séropositif à condition d’utiliser un préservatif et de ne pas partager sa brosse à dent. Attention cependant si vous souhaitez vous faire tatouer, vérifiez que les instruments utilisés sont stériles. C’est également très dangereux pour les personnes qui se droguent et s’échangent les seringues.

Le seul moyen de savoir si l’on est atteint est de faire un test :

  • dans un laboratoire d’analyses médicales, dans un centre de consultation de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) ou dans un centre d’information de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles (CIDDIST). Il consiste en une prise de sang.
  • Ou, depuis 2010, chez des professionnels de santé ou structures associatives, par un test rapide d’orientation diagnostique (TROD)
  • Ou encore possibilité de faire un autotest du SIDA ; délivrés depuis septembre 2015 dans les pharmacies en France sans ordonnance, ils permettent de lire ses résultats en quelques minutes par une simple goutte de sang.

 

On dispose aujourd’hui de nombreux traitements contre le SIDA mais aucun d’eux ne permet de guérir cette maladie.

Le traitement est très compliqué : prise de nombreux médicaments et horaires à respecter scrupuleusement.


  • Le VHB (hépatite B) : C’est une maladie du foie qui est transmise par un virus de la famille des Hépadnavirus. C’est un problème de santé majeur car environ 350 millions de personnes seraient porteuses du virus dans le monde et cela entrainerait environ entre 1 et 2 millions de morts par an. En France on estime à environ 100 000 le nombre de personnes porteuses.

 

Ce virus se transmet par voie sexuelle ou sanguine, par la salive et par voie placentaire. Il est donc impératif d’utiliser des préservatifs lors de rapports.

La période d’incubation peut passer inaperçue ou alors provoquer une anorexie, des douleurs au foie, des nausées et même une jaunisse. Si elle dégénère en hépatite appelée fulminante, on doit procéder à une greffe de foie. Autrement, on estime que 1 % des sujets contaminés par le VHB développeront une cirrhose ou un cancer du foie. 

Le traitement consiste en une prise de médicaments.


QUE FAIRE EN CAS DE PRISE DE RISQUES ?

En cas de rapport sexuel non protégé (sans préservatif) avec un partenaire contaminé, on risque de contracter le VIH, le VHB en l’absence de vaccination, et toute autre IST.

Il faut dans ce cas, contacter le plus rapidement possible un médecin, le service des urgences ou un service spécialisé tel le CIDAG ou le CIDDIST.


LES MOYENS DE PREVENTION

Le moyen de prévention de toutes les IST est le préservatif, qui de plus protège contre une grossesse.

On peut éviter l’hépatite B grâce à la vaccination.

On peut éviter de contracter le papillomavirus en se vaccinant contre le cancer du col de l’utérus avant le début de la vie sexuelle.


LES STRUCTURES D’ACCUEIL, D’AIDE ET DE SOUTIEN

  • CIDAG : centre d’information et de dépistage anonyme et gratuit du SIDA.
  • CIDDIST : centre d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles.
  • CPEF : centre de planification et d’éducation familiale.

 

Il répond aussi aux problèmes concernant la contraception, y compris d’urgence, la stérilité, l’IVG, et tous les problèmes du couple.

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