Correction Histoire Géographie - Bac Pro 2017

Correction Histoire Géographie - Bac Pro 2017

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Notre professeur a répondu à l'ensemble des questions qui vous ont été posées afin que vous puissiez vous évaluer. Pour rappel, la première partie, Géographie, portait sur les sujets "La France dans l'Union Européenne et dans le monde" et "L'Union Européenne et ses territoires". La seconde partie, EMC, vous faisait réfléchir sur le pluralisme des croyances et la laïcité. Enfin, la partie d'Histoire était une étude de document sur "Les 14 points Wilson" ou "Le plan Marshall et le début de la guerre froide".

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Correction Histoire Géographie - Bac Pro 2017

Le contenu du document


PREMIERE PARTIE : GEOGRAPHIE

SUJET 1 : LA FRANCE DANS L’UNION EUROPEENNE ET DANS LE MONDE

Repérer dans le temps et dans l’espace

1) Les quatre territoires français : 

- 1 : Nouvelle Calédonie

- 2 : Martinique/Guadeloupe

- 3 : Guyane

- 4 : Mayotte/La Réunion


2) La France se classe au premier rang du tourisme mondial. Pour expliquer cela plusieurs raisons comme des atouts exceptionnels tels que de magnifiques paysages, un patrimoine culturel riche, une gastronomie renommée…En 2015, plus de 85 millions de touristes ont été accueillis en France car l’aménagement du territoire est fait pour favoriser le tourisme. Enfin la France, est un pays au cœur de la mondialisation, avec des réseaux de transport performants, profitant d’une bonne visibilité ainsi qu’une excellente réputation patrimoniale. 


3) La France est un pays centralisé et macrocéphale : à sa tête, Paris, capitale depuis le Moyen-Age et ville mondiale. Paris domine le territoire national : concentration des infrastructures de communication majeures (aéroports internationaux, autoroutes, gares TGV), des institutions politiques (Elysée, Matignon, Assemblée, Sénat...), économique (siège des FTN du CAC 40 à La Défense), financières (bourse) et culturelles (grandes écoles, musées...).

Paris représente également la France pour de nombreux étrangers. C'est la 2e ville la plus visitée du monde. Elle attire grâce à son patrimoine culturel (musées, gastronomie, Disneyland), grâce à son image de luxe (mode, Champs-Elysées). C'est la ville recevant le plus d'étudiants étrangers en France. Elle possède des institutions internationales (OCDE, UNESCO). Elle accueille de grandes manifestations internationales (Sport, congrès, salons, expositions...).


SUJET 2 : L’UNION EUROPEENNE ET SES TERRITOIRES

1)


2) 

a) VRAI. Les traités européens fixent des critères politiques et économiques d’adhésion : être un Etat démocratique respectant des libertés fondamentales ; disposer d’une économie de marché suffisamment forte pour résister aux concurrences internes et externes. Mais des critères géographiques et/ou culturels n’ont jamais été intégrés aux traités alors que certaines candidatures ont pourtant été rejetées pour ces motifs. En 1987, la demande d’adhésion du Maroc à l’UE a été refusée parce qu’il ne s’agit pas d’un Etat situé sur le sol européen. En 2005, au moment de l’ouverture officielle des négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’UE, des voix se sont élevées, prétextant qu’elle ne pouvait adhérer du fait de son caractère majoritairement musulman.


b) VRAI. Au sein de l’espace Schengen, les frontières ont disparu en ce qui concerne les flux migratoires (les hommes mais aussi les marchandises, les capitaux et les informations peuvent circuler librement au sein de cet espace comprenant en tout 22 membres de L’UE et 4 pays de l’Association européenne de libre-échange). Cela dit, sur les limites de l’espace Schengen (c’est-à-dire sur ses frontières externes), les contrôles migratoires ont été renforcés afin de réguler les flux d’immigration entrant dans l’UE (surtout au niveau du détroit de Gibraltar, point de contact avec l’Afrique).


c) FAUX. Les institutions de l’UE ne sont pas regroupées au sein d’une capitale unique. L’UE dispose en effet de quatre capitales officielles accueillant chacune une ou plusieurs institutions (Commission européenne et Parlement européen à Bruxelles ; Cour européenne de Justice et Commission européenne à Luxembourg ; Parlement européen à Strasbourg ; Banque centrale européenne à Francfort). Ces capitales se situent toutes dans les premiers Etats membres (les quatre fondateurs de la Communauté européenne du charbon et de l’acier en 1951)


3) A l’heure actuelle, les candidatures d’adhésion à l’UE déposées le sont par des Etats essentiellement situés au Sud-Est de l’UE (Etats des Balkans, Moldavie, Turquie) mais aussi par l’Islande. Ces candidatures n’en sont pas toutes au même stade d’avancement mais deux cas de figure peuvent être distingués :


– certains « dossiers » font l’unanimité au sein des Etats membres de l’UE : c’est le cas de la Croatie, pour laquelle le processus d’adhésion a été rapide (elle s’est déclarée candidate en 2003 ; elle intègre l’UE en 2013) ; Le gouvernement de croate espère alors que l'adhésion à l'UE encouragera les investissements étrangers dont le pays a grandement besoin pour relancer son économie en perte de vitesse.


– d’autres « dossiers » soulèvent des réticences au sein des Etats membres de l’UE : c’est le cas de la Turquie (elle s’est déclarée candidate en 1987, les négociations d’adhésion avec l’UE ne sont officiellement ouvertes que depuis 2005 et aucune date – ni réponse d’ailleurs – n’est pour l’instant avancée). La Turquie n’est pas géographiquement en Europe. Si la Turquie entrait dans l’UE, elle aurait plus de députés européens, par son poids démographique, que la France, et deviendrait le pays-phare de l’Europe dans les décennies proches. L’entrée de la Turquie conduira à des frontières communes avec des pays conflictuels (Irak, Iran, Asie centrale, Syrie...) et risquerait d’entraîner l’UE dans des conflits imprévus (Kurdistan, Chine). La Turquie n’est pas réellement laïque, notamment elle continue à faire subir des discriminations aux chrétiens, voire à certains courants musulmans minoritaires…


4) A l’échelle européenne, les niveaux de richesse sont contrastés : les zones où le PIB par habitant est le plus élevé se trouvent au centre et au Nord de l’UE (Scandinavie, îles britanniques, mégalopole européenne). A l’opposé, les zones où l’IDH est le plus faible se situent plutôt en périphérie de l’UE (Etats d’Europe de l'Est, d’Europe méditerranéenne, mais aussi la moitié ouest de la France). Le territoire de l’UE s’organise donc selon un modèle centre-périphérie (le centre de ce territoire est le plus riche et la périphérie enregistre des niveaux de richesse plus faibles). 


Les « fonds structurels » (aides versées par l’UE au nom de la réduction des inégalités territoriales) représentent 86% du budget de l’UE et répondent à deux logiques :

– la cohésion et la compétitivité : le FEDER et le FSE versent des aides aux régions ou aux secteurs économiques les moins favorisés de l’UE (jugés prioritaires par le parlement européen) afin d’atténuer les inégalités ;

– la préservation et la gestion des ressources : des aides versées, notamment dans le cadre de la PAC, doivent soutenir des secteurs comme la pêche et l’agriculture (afin qu’ils résistent à la concurrence internationale).


A l’heure actuelle, toutes les régions de l’UE reçoivent des aides de Bruxelles (mais à des degrés divers, en fonction de leur situation). Les régions qui perçoivent le maximum d’aides sont les régions périphériques (voire ultrapériphériques, c’est-à-dire les régions ultramarines) de l’UE car elles cumulent les retards de développement les plus importants et les handicaps les plus forts (comme l’éloignement ou l’insularité pour la majorité des régions ultramarines). Au contraire, les régions qui ne bénéficient presque d’aucune aide de la part de l’UE sont les régions situées au centre de l’UE (celles qui sont les plus riches, les plus peuplées et les plus actives).


DEUXIEME PARTIE : ENSEIGNEMENT MORAL ET CIVIQUE

1) La confrontation de ces deux documents, nous permet de comprendre que les problématiques religieuses et professionnelles sont mises au même niveau par deux textes « fondateurs » pour notre société : la Constitution de la Vè République française et la Convention Européenne des Droits de l’Homme. La première insiste sur la liberté de croyance comme liberté fondamentale, tandis que la seconde met en avant les obligations contractuelles avant la liberté religieuse. En un sens ces deux textes se contredisent, mais la France est signataire des deux. Bref, la difficile mise en application de la laïcité se fait ressentir dans les territoires européens, et la question de l’équilibre des limites entre liberté individuelle et obligation professionnelle n’est toujours pas réglée.


2)  Dans le cas du maçon qui refuse de mettre un casque de protection, je procéderais par étape. La première, de mon côté, de consulter le guide de La Gestion du fait religieux dans l’entreprise privée, pour être au courant des récents points législatifs en la matière. Puis j’essayerais d’entamer une phase de dialogue avec le salarié afin de comprendre pourquoi ses motivations religieuses priment sur sa propre sécurité. Sur ce point précis il s’agit moins de laïcité que de sécurité. Pour des questions d’assurances sur les chantiers la sécurité doit être absolument respectée, selon le retour de l’employé, la décision prise peut aller jusqu’au licenciement (dans ce cas précis…). Bref, ces questions doivent être réglées au cas par cas.


TROISIEME PARTIE : HISTOIRE

Sujet 1 : Les 14 points de Wilson

1) En 1918, à l’issue de la Grande Guerre (1914-1918) le président Wilson développe un projet idéaliste de nouvel ordre mondial affirmant des valeurs qu’il souhaite universelles : les « 14 points », texte qui sera inclus au traité de Versailles. En janvier 1919, il est le premier président à se rendre en Europe, pour diriger la conférence des vainqueurs : le traité est signé en juin 1919 et l’Allemagne doit le suivre sans conditions (Diktat). 


2) Il parvient pourtant à faire inclure à ce règlement de conflit quelques éléments majeurs : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la solidarité entre États et la nécessité d’une sécurité collective (maintien de la paix par l’arbitrage et le droit et non plus par les alliances militaires) : le point 14 de son programme est essentiel car il propose directement la création d’une SDN destinée à régler les litiges entre États : il obtient en 1919 le prix Nobel de la paix.


3) En 1920, le Sénat américain, refuse de ratifier le traité de Versailles et donc refuse la participation à une SDN. En effet, les républicains préfèrent le retour à l’isolationnisme et craignent que la souveraineté des EU ne soit limitée par la future SDN. De 1921 à 1933, les républicains reprennent l'isolationnisme et restreignent les flux migratoires. C’est aussi le début de la Prohibition et le retour au nativisme pour défendre les « valeurs américaines » (idéologie Wasp). C’est une politique nationaliste de repli, illustrée par le slogan « America first » (quotas d’immigration, mesures protectionnistes).


Sujet 2 : Le Plan Marshall ou le début de la guerre froide

1) Le document 1 est un extrait du rapport écrit par Andreï Jdanov et présenté le 22 septembre 1947. C’est cette même année qu’est lancée le Plan Marshall. Jdanov, qui est communiste et membre du bureau politique du parti communiste d’URSS, dénonce cette aide qu’il considère comme de l’asservissement de l’Europe de l’Ouest aux Etats-Unis d’Amérique(EUA). Bref, pour lui le but des EUA est de créer un système de dépendance pour les pays européens.

Le document 2, est le point de vue d’un journaliste, Paul Hoffman, sur la première année de la mise en œuvre du plan Marshall en tant qu’administrateur. Cet angle d’approche se veut pro-Plan Marshall, pour Hoffman, ce plan permet de sauver les « institutions libres ».


2) L’URSS réagit de manière forte à ce qu’elle considère comme une agression. D’ailleurs, peu après, elle fonde le CAEM, pendant économique du plan Marshall pour les pays d’Europe de l’est. Elle crée une alliance militaire, le pacte de Varsovie, pour faire face à la « menace » de l’OTAN.


3) Les éléments principaux du bilan de Paul Hoffman sont le fait que l’URSS cherche à étendre son influence sur le monde entier « l’objectif premier du Politburo russe est de s’octroyer l’hégémonie mondiale ». Le second élément est clairement le niveau de vie de la population européenne. La question se pose de comment l’augmenter ? A cela, Hoffman réponds qu’économiquement l’Europe est à son maximum (faible en temps de reconstruction), et que le seul moyen est d’augmenter les rendements.


4) Deux ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis et l’URSS n’entendent pas relancer une nouvelle guerre mondiale. Jamais ils ne perdront de vue la nécessité de maintenir la paix entre eux, même dans les moments de tension les plus vifs. Mais le maître-mot est concurrence. En effet, l’un et l’autre vont essayer d’étendre leur influence sur la planète, le monde bipolaire est né ! Ces deux documents montrant deux points de vue, de personnes engagées permettent de comprendre la gravité de cette dichotomie mondiale.

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