Les procédés de l'interpellation - Français - Première Professionnelle

Les procédés de l'interpellation - Français - Première Professionnelle

Voici un cours de Bac Français de Première Pro sur le thème "Les procédés de l'interpellation".

Le document introduira dans un premier temps la notion, puis vous découvrirez une technique d'interpellation courante, l'apostrophe. Vous verrez que le choix du vocabulaire, de la ponctuation ainsi que de la mise en page sont également très importantes pour l'interpellation.

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Les procédés de l'interpellation - Français - Première Professionnelle

Le contenu du document

 

INTRODUCTION

L'interpellation consiste à s'adresser à quelqu'un dans l'objectif de le faire réagir, de le faire réfléchir et/ou de le convaincre. Utilisée à l'écrit comme à l'oral, l'interpellation peut se manifester à travers différents procédés. En voici une liste non exhaustive.

 

L'APOSTROPHE 

 Il s'agit d'une technique d'interpellation courante qui passe par une adresse directe au destinataire afin qu'il se sente impliqué dans l'échange. L'apostrophe peut reposer sur un pronom personnel, un nom commun ou un nom propre. Pour avoir un impact supplémentaire sur le destinataire, elle peut être suivie d'un verbe à l'impératif.

 

Pronom personnel : il s'agit généralement des 2èmes personnes du singulier et du pluriel.

Exemple 1 : Et toi, qu'en penses-tu ?

Exemple 2 : Vous, vous n'êtes jamais à l'heure !

 

Nom commun : cette pratique est très utilisée dans les poèmes ou les discours politiques.

Exemple 1 : "Nature, berce-le chaudement : il a froid." (Rimbaud)

Exemple 2 : "Peuples ! Ecoutez le poète ! Ecoutez le rêveur sacré !" (Hugo)

 

Nom propre : le destinataire est clairement identifié, il se sent concerné d'emblée.

Exemple 1 : Paul, où es-tu ?

Exemple 2 : Pierre, viens ici tout de suite !

 

LE VOCABULAIRE 

 Le choix du vocabulaire peut également jouer un rôle important dans l'interpellation. Des connotations particulières peuvent être portées par l'utilisation d'un lexique mélioratif ou péjoratif, par le recours à un niveau de langue en particulier mais aussi par l'emploi de figures de style d'insistance, par exemple.

 

Lexique mélioratif / péjoratif : il s'agit d'utiliser des termes aux connotations positives ou négatives afin d'agir sur le destinataire.

Exemple 1 : Ce livre est magnifique, c'est un véritable chef d'œuvre ! (mélioratif)

Exemple 2 : Ce film est nul, c'est un vrai navet ! (péjoratif)

 

Niveaux de langue : le registre familier peut notamment être utilisé pour son caractère provocant tandis que le registre soutenu peut facilement être tourné en dérision.

Exemple 1 : Ces satanés gosses n'ont rien dans le crâne ! (familier)

Exemple 2 : Ma très chère amie, puis-je vous emprunter votre manuel scolaire ? (soutenu)

 

Figures d'insistance : les anaphores, par exemple, peuvent interpeller le destinataire par leur caractère répétitif.

Exemple 1 : Avec toi la vie est belle, avec toi la vie est douce.

Exemple 2 : 

 

LA PONCTUATION 

L'utilisation de certains signes de ponctuation comme le point d'interrogation, le point d'exclamation ou les points de suspension permet de dynamiser le discours et de mettre en évidence certaines phrases qui peuvent, par conséquent, interpeler le lecteur.

 

Point d'interrogation : on le trouve à la fin des phrases interrogatives, il est surtout destiné à faire réfléchir et à faire réagir le destinataire. C'est notamment le cas des questions oratoires ou rhétoriques qui n'attendent pas vraiment de réponse.

Exemple 1 : "Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?" (Corneille)

Exemple 2 : Ne t'avais-je pas prévenu ? 

 

Point d'exclamation : on le trouve à la fin des phrases exclamatives, il traduit généralement une émotion et peut viser à persuader le destinataire. Pour appuyer l'interpellation, il est parfois associé à une interjection.

Exemple 1 : Quelle bonne idée !

Exemple 2 : Eh ! Je suis là !

 

Points de suspension : ils visent à offrir un temps de réflexion au destinataire.

Exemple 1 : Je crois qu'il se trompe…

Exemple 2 : Non, je ne suis pas sûre…

 

LA MISE EN PAGE 

 Elle peut interpeller visuellement le lecteur d'un texte en mettant en exergue les éléments sur lesquels il doit s'attarder. La taille des caractères et les variations typographiques sont autant d'éléments qui peuvent être classés parmi les procédés d'interpellation.

 

Taille des caractères : il s'agit principalement des mots en majuscules qui peuvent figurer au sein d'un texte écrit en minuscules.

Exemple 1 : Cette situation est pour moi INSUPPORTABLE.

Exemple 2 : Tu penses que ça va marcher ? TU AS TORT !

 

Variations typographiques : il s'agit des mots en gras, des mots soulignés et des mots en italique.

Exemple 1 : Je vous demande de rendre ce rapport le mardi 15 janvier avant 13h.

Exemple 2 : Vous avez dit injuste ?

 

Notons pour finir qu'il est également possible d'interpeller le destinataire en complétant le texte par l'ajout d'une image. Il peut s'agir d'une caricature, d'un dessin humoristique, d'une photo percutante, d'un schéma explicatif etc.

Fin de l'extrait

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