Le Conte - Cours de Français Bac Pro

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Ce chapitre sur le Conte appartient au programme du tronc commun de Français des Bacs Pros.

 

 

Le conte

 

I. Introduction

 

Le conte, aujourd’hui, est un genre littéraire issu d’une tradition orale extrêmement âgée. L’apparition du conte comme récit oral, transmis de génération en génération, remonte à l’apparition du langage. Il consiste en une histoire assez brève se déroulant dans un cadre spatio-temporel indéterminé et – souvent, mais pas toujours – distinct de notre réalité. Les événements qui s’y déroulent ont généralement une portée éthique ou philosophique d’importance.

 

Son appropriation, au fil des siècles, par les écrivains, en a fait un genre littéraire à part entière, de plus en plus différent de la tradition orale dont il est issu. Tel que nous le connaissons, le conte est un récit bref, appartenant très souvent au registre du merveilleux (imbrication du normal et du paranormal) et de plus en plus orienté vers le divertissement enfantin. Mais comme bien d’autres formes d’écriture, il jouit d’une richesse d’adaptation qui en fait aussi, chez Perrault par exemple, un récit d’édification et une histoire galante pour adultes.

 

II. Préhistoire et histoire du conte

 

1. Préhistoire

 

Il serait vain et inutile de vouloir retracer une histoire précise du conte. Né, comme le mythe et plus tard l’épopée, du besoin de l’homme de formuler ses angoisses face à l’inconnu du monde, il est concomitant de l’apparition du langage. Maintenu vivant par sa transmission orale – effet perdu par l’écriture –, il exerce un fort pouvoir de fascination sur l’auditeur. Il utilise en effet, en commun avec la fable, le procédé de l’allégorie (longue superposition de deux sens, le sérieux étant déguisé par la fiction agréable) qui invite l’auditeur à tirer un enseignement personnel d’une histoire qui se déroule dans un temps et un lieu indéterminés. Ainsi, il se répand dans toutes les cultures et à travers toutes les époques, jusqu’à sa mise « au propre » au XIVème siècle.

 

2. Moyen-âge et Renaissance

 

La naissance du genre littéraire signe le déclin de la pratique orale, bien que celle-ci, par tradition et par adaptation au public enfantin, survive encore au XXIème siècle (à travers les versions de Perrault dans son recueil des Contes de ma mère l’Oye). Toutefois, la pratique reste commune dans les cultures rurales ou proches de la nature, comme en Amérique du Sud, en Afrique, en Orient, en Chine rurale, ou il est parfois difficile de le distinguer de la fable et du mythe ; par affinité avec les légendes scandinaves, le conte est en outre très populaire et actif dans les pays du Nord de l’Europe. Sa valeur éducative le maintient comme pratique éducative.

 

On ne connaît pas, à la différence du mythe, de l’épopée ou de la fable, de conte dans l’Antiquité. À l’instar de la fable, le conte connaît des apparitions sporadiques ou de lointains échos dans les premières œuvres littéraires, au Moyen-âge, en particulier grâce aux fréquentes origines communes des contes et des fables. On fait donc remonter la naissance du genre écrit en Occident au XIVèmesiècle, avec les célèbres Décaméron de Boccace et Contes de Cantorbery de Geoffrey Chaucer ; le premier marquant aussi la naissance de la nouvelle, il s’approche partiellement du conte.

 

Il s’agit là d’une particularité européenne, continent de tradition intellectuelle et rationaliste : ailleurs, le conte se confond avec la fable et ce n’est que par appropriation des catégories littéraires européennes que les contes ont été très tardivement écrits et appelés tels. Toujours par tradition, les recueils immémoriaux, comme le Pañchatantra en Inde, se transmettent sans problème jusqu’à aujourd’hui. Au XVIème siècle, Straparole dans ses Nuits facétieuses et Basile dans son Conte des Contes s’inspirent en partie de la tradition orale.

 

3. Classicisme et Modernité

 

La popularité du conte littéraire n’intervient qu’au XVIIème siècle, dans la vague de redécouverte du charme des traditions lointaines et du Moyen-âge. Le développement des esprits classique et baroque fertilise la vogue naissante du conte merveilleux. Comme récemment pour la fable, toute l’élite intellectuelle mondaine se prend au jeu du conte merveilleux dans les salons (mais comme le conte demande plus de travail que la fable, les auteurs d’un jour y sont moins nombreux). Parmi les adeptes de cette forme nouvelle, beaucoup de noms aujourd’hui inconnus (Henriette-Julie de Castelnau de Murat, Marie-Catherine d'Aulnoy, Charlotte-Rose de Caumont La Force, Marie-Jeanne L'Héritier de VillandonCatherine BernardJean de Préchac) dont ne se distinguent que Fénelon et le populaire Charles Perrault, qui fixa la forme du conte que nous connaissons tous aujourd’hui.

 

Au XVIIIème siècle, signalons la redécouverte des Mille et une nuits, célèbre recueil de récits d’origine arabe, par Antoine Galland, qui le traduisit. Sa traduction française, bien qu’amputée d’épisodes jugés « inutiles », inaugura le modèle du « conte oriental » et une mode vivace qui atteint son climax au XIXème siècle, où de très nombreux auteurs, enivrés par la naissance du tourisme exotique, furent profondément frappés de l’atmosphère fantasmatique de l’Orient. Ce courant littéraire se nomme, précisément, l’orientalisme. On peut ranger dans cette catégorie des « fascinés par l’Orient » les poètes maudits, occasionnellement, mais surtout les romanciers comme Théophile Gautier et Gustave Flaubert (Salammbô), (très) lointains continuateurs du conte merveilleux.

 

Au XIXème siècle encore, en Allemagne, les frères Grimm acquièrent une renommée rapide et durable grâce à leurs contes spécialement destinés aux enfants. Au Danemark, c’est Hans Christian Andersen, grand ami des écrivains français, qui produit des contes très populaires. Il est à noter que tous les auteurs de contes devenus populaires voient le reste de leur production littéraire souffrir d’un oubli relatif.

 

Le conte, aujourd’hui, n’est guère plus pratiqué qu’à destination des enfants, au point que même leur qualité éducative est minime. En outre, la forme se dilue dans ce qu’on appelle plus généralement des « histoires pour enfants ».

 

 

III. Définitions du conte

 

1. Le conte oral

 

Par définition, le conte oral ne se fixe pas. De plus, il a suivi des évolutions diverses au gré des cultures et des histoires. Par conséquent, on le connaît assez mal, d’autant plus que le genre littéraire est lui-même polymorphe. Pour en apprendre sur les différentes traditions du conte oral à travers le monde, il faut plonger dans l’Histoire des sociétés – ou se rendre sur place. Néanmoins, on peut rappeler, outre ce qui a déjà été signalé, que le conte oral se présente sous la forme d’un récit dont le caractère fictif est explicite et assumé – même si le cadre de l’histoire est réaliste. Les personnages, de types et de fonctions très différent(e)s, sont peints de manière à imprégner les esprits ; d’où l’efficacité, dans cette perspective, du fantastique et du merveilleux : en faisant appel aux peurs primitives de l’homme, le récit a beaucoup de chances d’être retenu. Le conte oral a pour cadre narratif principal le monde des hommes, même s’il est souvent en contact avec le monde des morts, des esprits, ou des dieux (dans le cas notamment du conte merveilleux).

 

Sa visée première est la transmission d’un enseignement, moral, social, éthique, et souvent philosophique et « psychologique » (terme anachronique). Le conte littéraire a gardé la tradition d’un sens profond, généralement plus profond et étendu que dans la fable « à moralité immédiate ». Le conte se médite. Le conte oral est aussi souvent appelé conte populaire par les ethnologues et historiens en raison de son aspect traditionnel et communautaire, et de l'importance qu'il a revêtue dans l'émergence des nationalismes au XIXème siècle. Sa référence à la notion de « peuple », de « littérature nationale » fut extrêmement prisée des écrivains Romantiques.

 

2. Le conte littéraire

 

S’il reprend l’essentiel des caractéristiques du conte oral, le conte littéraire, par son médium spécifique, se définit à son tour par des règles précises. Tout d’abord, le conte ne se définit pas par son aspect merveilleux, comme le veut l’idée couramment admise. C’est en premier lieu un récit, plutôt court et au rythme relativement rapide (pas ou peu de descriptions et de pauses narratives), dont la progression est linéaire (pas de retours en arrière, etc.) et s’organise selon un schéma narratif complexe (= plusieurs actions) mais figé. Le conte merveilleux se déroule dans un univers où l'invraisemblable est accepté, où le surnaturel s'ajoute au monde réel sans lui porter atteinte ; ce qui n’implique pas de voir des fées à tous les coins de rue : le simple fait de communiquer avec un animal appartient au domaine du surnaturel.

 

Le cadre spatio-temporel est toujours indéterminé (« il était une fois »), l’action se focalise sur un seul personnage principal (souvent éponyme), aidé ou empêché par des personnages secondaires fixes : aucun personnage ne change de rôle.

 

Le conte se compose d’une situation initiale heureuse, d’un élément perturbateur, de péripéties toutes tendues vers une résolution, et enfin d’une situation finale heureuse, proche de – voire identique à – la situation initiale. Exemple : le Petit Poucet est heureux dans sa famille (SI) > la faim survient (EP) > abandons/ogre/miettes (P) > retour à la maison avec de la nourriture (R) > le Petit Poucet est heureux dans sa famille (SF). Expliqué autrement : 1. méfait initial : le héros est défavorisé à cause d’une action nuisible qui se produit contre lui. 2. départ du héros : apparition du danger et confrontation aux épreuves. 3. acquisition d’un auxiliaire magique qui lui fournit de l’aide. 4. combat victorieux (rarement échec et défaite). 5. retour triomphal.

 

Le conte tel que pratiqué depuis le succès de Perrault se caractérise quasi toujours par trois traits devenus typiques : 1) une formule d’ouverture (« Il était une fois » et ses variantes) ; 2) une formule de clôture (« ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants », etc.) ; 3) une fin heureuse : le héros rentre chez lui en vainqueur, les amoureux se marient, les enfants perdus retrouvent leurs parents, les pauvres s’enrichissent, le bon est récompensé. L’univocité du conte est manifeste dans la reproduction, en situation finale, de la situation initiale, sauf si celle-ci était négative. Autrement dit, le conte ne peut raconter qu’une amélioration. Le conte implique l’évolution d’un personnage à travers une succession d’états différents au cours des diverses phases de la narration ; tout en restant circonscrite au bien : le héros de conte traditionnel, même par faiblesse ou par folie, ne saurait commettre le moindre mal. Eventuellement, l’auteur peut choisir d’expliciter l’enseignement du conte.

 

Dans la continuité du procédé de l’allégorie, les personnages sont – très – rarement individualisés par un nom. Ils possèdent un surnom, inspiré par une caractéristique physique (Le Petit Poucet,Barbe BleueRiquet à la houppe), un accessoire (Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre) ou un vêtement (Peau d’ÂneLe Petit Chaperon RougeLe Chat Botté). Sinon, lorsqu’ils représentent des fonctions sociales fixes, ils sont désignés par celle-ci (le roi, la reine, le prince, la princesse, le paysan, le pêcheur…) ou encore par leur situation familiale (la veuve, l’orphelin, la souillon…). Le nom est évité car en particularisant le personnage, il affaiblit sa portée générale et la capacité de l’enfant (ou de l’auditeur) à s’identifier au personnage. Face à un ogre, dans la vie, tout le monde peut se sentir vulnérable comme un Petit Poucet.

 

Le conte se présente délibérément comme fictif et invraisemblable (ce qui ne l’empêche pas d’être réaliste, les deux notions ne sont pas sur le même plan). Cette affirmation de liberté, voire de fantaisie, est communément interprétée, par erreur, comme une présence constante du merveilleux. Or le conte est polymorphe et adopte des contenus très divers, de même qu’il se propose d’émerveiller le lecteur, ou de l’éduquer, ou de le divertir, ou de l’effrayer, etc. De fait, le conte n’est pas nécessairement destiné au jeune public. Les contes d’Edgar Allan Poe, par exemple, n’ont rien à voir avec ceux de Perrault, lesquels, eux-mêmes, étaient d’abord des supports à sous-entendus pour adultes. Ainsi, « conte » n’est pas synonyme de « conte de fées », qui n’est qu’une espèce particulière de conte.

 

 

3. Types de contes

 

1. Le conte réaliste

 

Proche de la nouvelle, et à la différence du conte merveilleux, il se fonde sur la réalité. Mettant en scène peu de personnages, mais fortement caractérisés, dans un cadre spatio-temporel délimité, il est centré sur un fragment de vie ou une anecdote. Il cherche à peindre la réalité telle qu'elle est, sans artifice et sans idéalisation, choisissant ses sujets dans les classes moyennes ou populaires, et abordant des thèmes comme le travail salarié, les relations conjugales, ou les affrontements sociaux. Il s'oppose ainsi au Romantisme, qui a dominé la première moitié du siècle, et au Classicisme. Sa proximité avec la réalité est souvent difficile à concevoir : on parle alors plutôt de nouvelle, ou, par un amalgame d’idées reçues, de « conte de fées moderne », soulignant ainsi le caractère exceptionnel, incroyable d’une histoire qui se passe dans la réalité que nous connaissons.

 

2. Le conte de fées

C’est celui qui fleurit au XVIIème siècle sous les plumes précitées, et notamment sous celle de Charles Perrault. Il présente, dans un cadre imaginaire et idéalisé, une action schématique, des personnages en petit nombre facilement identifiables en « bons » et en « méchants » (manichéisme encore plus simpliste que dans le conte traditionnel), un propos éducatif simple à comprendre.

 

3. Le conte philosophique

C’est la spécialité de Voltaire, et quasiment son domaine attitré. Plusieurs sont très connus (ZadigMicromégasCandideL’Ingénu, etc.). Le conte philosophique présente des situations voisines du réel, des personnages très familiers, il peut s’allonger à l’envi, pour les besoins de la démonstration. Il est le porte-parole des conceptions philosophiques de son auteur, l’exemple imagé de ses thèses, plus pratique, d’un point de vue rhétorique, que le roman. Sa perspective didactique et démonstrative le prédispose à une structure itinérante, empruntée au roman picaresque (L’Ingénu etCandide, surtout).

 

4. Le conte fanstatique

 

Voisin du conte de fées, en faveur auprès des Romantiques (Nodier, Grimm) puis des écrivains de la fin du XIXème siècle (MaupassantLe Horla MériméeLa Vénus d’Ille), il évite le merveilleux au profit d’une hésitation, d’une incertitude calculée entre naturel et surnaturel. Rappel : le merveilleux ne présente aucune équivoque : tout est possible (conte de fées) ; le fantastique joue sur une hésitation entre le réel connu et un surnaturel latent.

 

5. Le conte noir (ou le conte horrifique)

 

Il utilise la forme du conte tout en développant l’illusion du réalisme et en s’inspirant des thématiques proches du cinéma de genre. Il puise fréquemment son inspiration dans les récits gothiques de la fin du XVIIIème au milieu du XIXème siècles, dont s’inspirent aussi les romans gothiques (Mary Shelley, Poe, etc.).

 

6. Le conte étiologique

 

Proche de la légende ou du mythe, mais beaucoup moins ambitieux, le conte étiologique a pour fonction d’expliquer un phénomène familier en le rapportant à une origine fictive. Peu justifié aujourd’hui, il est surtout présent dans la tradition orale ; cela dit, plusieurs auteurs s’en sont emparé (Ovide et Kipling, en particulier).

 

7. Le conte plaisant ou facétieux

Tout simplement, il exploite les codes du conte à des fins comiques, pour amuser le lecteur.

 

8. Le conte satirique

 

De même, il veut amuser, mais aux dépens de quelqu’un ou de quelque chose. Le conte satirique vise à ridiculiser l’adversaire du héros, ou à mettre en scène une personne connue afin de lui porter tort.

 

III. Proximités

 

Le conte, par son lignage ancien, peut facilement être confondu avec d’autres formes proches. L’analyse comparée avec ces autres traditions orales peut être très féconde.

 

1. Le mythe

 

Le mythe est une histoire inventée pour répondre aux questions que se pose l'être humain sur ses origines et sur celles du monde, pour expliquer des phénomènes naturels, sa raison d’être... Le mythe fait presque toujours intervenir des êtres divins : ils constituent alors une croyance d'une communauté, d'un peuple. Ils se transmettent d’abord oralement, mais se développent rapidement en un réseau de récits et de figures permettant de tresser une perception unifiée et cohérente du monde. Le mythe se caractérise donc, sinon par sa longueur, du moins par sa vaste étendue. En outre, le mythe est hautement symbolique (non allégorique).

 

2. L’épopée

 

L’épopée est en quelque sorte la transcription littéraire du mythe. Généralement extrêmement longue, l’épopée est un poème retraçant un ou plusieurs mythes sous une forme historicisée : l’épopée est le récit fondateur d’une nation, d’une culture. Elle présente des héros fondateurs et beaucoup de combats (d’où l’adjectif « épique »), censés justifier la présence d’une société à tel endroit. Elle emprunte au mythe certains de ses codes, en les ramenant à sa propre fonction : ainsi, la présence récurrente des dieux intervient en faveur du peuple concerné. Comme le mythe, l’épopée n’a pas vocation à enseigner une leçon de vie particulière : elle cherche plutôt à fonder une tradition, un passé commun, une raison d’être. Sa fonction est avant tout sociétale.

 

3. La légende

 

À la différence du mythe, la légende est ancrée dans l’Histoire. Son action, son cadre, ses personnages sont connus et réels : toutefois, la part de l’imaginaire a, dans une forte mesure, amplifié, dramatisé et embelli la réalité. Souvent, la légende s'apparente au mythe, car elle tente d'expliquer un phénomène naturel, mais contrairement à lui, elle ne repose pas sur les divinités. Autre différence, avec l’épopée cette fois, elle raconte des épisodes héroïques (exploits) et ne prétend pas expliquer (encore moins de manière exhaustive) l’origine d’une société.

 

4. La fable

La fable a quelque chose du conte en miniature. Ses différences principales résident dans la moralité explicite et dans la structure narrative : la fable compte un seul renversement, tandis que le conte possède une structure complexe. En outre, la fable dispose d’une utilisation plus souple des personnages (fausseté, hypocrisie, mensonge) et peut se permettre d’être ambiguë. Par contre, elle a en commun avec le conte la présence attendue d’un enseignement – moins général ou de portée moins philosophique que le conte.

 

IV. Conclusion

 

Le conte fait partie des genres littéraires fondamentaux. Loin de se réduire à sa conception commune et récente, qui le limite à un divertissement éducatif pour enfant, le conte a été, dès la nuit des temps, un moyen de perpétuer les traditions et donc de constituer des cultures. Comme le mythe, l’épopée et la fable, le conte oral est extrêmement varié. Le conte écrit, en revanche, a procédé à une fixation de règles assez stables, qui lui permettent, en retour, d’adopter bien des styles, des formes et des intentions, et ainsi de s’adapter à son temps. Ainsi, s’il est assez facile de respecter les règles du conte, il est souvent plus difficile de distinguer les vrais contes de ceux qui s’en approchent seulement. L'histoire littéraire, la sociologie, l'anthropologie, la psychanalyse, sont autant de domaines de recherche qui prennent les contes très au sérieux.

 

On écrit peu de contes aujourd’hui (excepté les contes pour enfants). Les nouveaux contes appartiennent surtout aux domaines de la science-fiction et de l’heroic fantasy, qui n’est, en fait, qu’une extrapolation des contes fantastiques médiévaux. Néanmoins, les contes traditionnels restent populaires, notamment grâce à Charles Perrault, qui a su joindre, à l’intelligence du récit, la justesse d’une écriture à la fois élégante, simple et ouverte à différents niveaux de compréhension. Les explications de Freud sur la psychologie des contes (qui servent aujourd’hui de modèles psychologiques) témoignent de la valeur et de l’intelligence de ces récits primordiaux. Enfin, le terme de « conte » peut aussi désigner l'activité de conter, quel que soit le type d'histoire. Le conte est alors l'art du conteur.

 

Ce cours Francais bac Pro doit être maîtrisé pour l'épreuve anticipée ! Pensez à bien le relire !

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