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Corrigé Français - Bac Pro Métropole 2016

Corrigé Français - Bac Pro Métropole 2016

Nous vous invitons à consulter le corrigé de Français du Bac Pro 2016.

Notre professeur a répondu aux questions du corpus, puis à la question d'évalusation des compétences d'écriture "Selon vous, la découverte de l'autre, source d'enrichissement humain, nécessite-t-elle un engagement personne ?".

Téléchargez gratuitement ci-dessous le sujet corrigé de français du Bac Pro de Métropole 2016 !

Corrigé Français - Bac Pro Métropole 2016

Le contenu du document


PRESENTATION DU CORPUS

QUESTION N°1

Le corpus se présente sous la forme de trois documents. Deux textes narratifs écrits par deux auteurs contemporains : Bernard Ollivier, extrait de son ouvrage Longue marche. Le Vent des steppes (2003) et Françoise Grenot-Wang, un passage de son œuvre Au cœur de la Chine. Une française en pays Miao (2007) et un document iconographique montrant le célèbre navigateur Titouan Lamazou peignant une réfugiée au Tchad.

Les textes 1 et 2 relatent tous deux une expérience de voyage en Chine et la rencontre avec l’autre qui ne parle pas la langue de l’écrivain.

Ces trois documents appartiennent au genre du récit de voyage : entre reportage et récit ils témoignent et s’interrogent sur le monde et sur autrui. 


ANALYSE ET INTERPRETATION

QUESTION N°2 

Conseils : la question « comment » sous-entend que vous devez vous interrogez sur les différents procédés littéraires (style, façon d’écrire de l’auteur).

Cette question portait sur le texte 1, inutile de prendre en compte les autres textes.


Bernard Ollivier utilise différents procédés afin de faire partager la richesse de sa rencontre avec le lecteur. Il nous montre la sympathie avenante de son hôte par des occurrences positives et explicites : « se précipite », « un grand sourire », « bienvenue ». Il apprécie aussi la simplicité qui lui est offerte « : « qui ne s’embarrasse pas de salamalecs compliqués ».  L’auteur exprime la joie communicative de l’échange : « grand rire ». L’auteur esquisse la silhouette de la femme de M. Liu, « grande chinoise maigre » contraste avec le portrait en action du petit homme et en renforce la rare adéquation. Enfin il développe l’idée que l’amitié est entre eux si parfaite et immédiate qu’il n’est même plus besoin de mots : « et pourtant nous échangeons, nous comprenons », « nous communiquons, d’inconscient à inconscient ».


QUESTION N°3

Conseils : attention ici il fallait confronter les textes et trouver des similitudes ou des différences, éviter d’analyser texte après texte et ne pas oublier d’appuyer vos explications par des citations précises prises dans les documents.

D’abord, le voyageur fait avant tout preuve de curiosité et d’ouverture : c’est à chaque fois lui qui vient à la rencontre de l’autre. Dans le premier texte, Bernard Ollivier a entrepris un voyage sur la Route de la Soie, dans le deuxième texte Françoise Grenot-Wang part «se promener », et dans le document iconographique, Titouan Lamazou s’est déplacé sur les différents continents. Nous notons une volonté positive d’ouverture qui préside à la rencontre.

Ensuite, chacun avance avec douceur vers l’autre : pour Bernard Ollivier, il s’agit de ne pas blesser l’autre dans ses coutumes : « En Chine, on ne désigne jamais quelqu’un par son prénom » ; Françoise Grenot-Wang précise qu’« aucun étranger n’est jamais venu ici ». Quant à Titouan Lamazou, on observe qu’il se tient raisonnablement éloigné de la femme qu’il peint et ne lui demande rien d’autre que de poser simplement.

Enfin, chacun cherche un langage qui lui permet de partager avec l’autre sans pourtant connaître sa langue : pour Bernard Ollivier, il s’agit d’attention qui donne un sens à « chaque mimique, chaque signe ». Pour Françoise Grenot-Wang, il s’agit d’un autre langage du corps : « j’exécute quelques mouvements de danse ». Quant à Titouan Lamazou, son médium est autre encore : la peinture lui permet de rendre par l’art ce qu’on lui offre de présence.


EVALUATION DES COMPETENCES D’ECRITURE

Le récit de voyage est né avec les premiers grands voyageurs. Depuis le XXe siècle et l’apparition des sciences humaines, les voyageurs font progressivement du récit de voyage une écriture qui s’interroge sur le monde et sur autrui, et qui saisit les grands bouleversements de leur époque. Ces témoignages nous permettent de nous interroger si la découverte de l’autre nécessite un engagement personnel.


I. La rencontre avec l’autre, un étrange étranger

A. Un physique différent

Dès les textes antiques, l’autre et l’ailleurs sont le support du rêve et de toutes les fantasmagories. Ainsi dès le Moyen-Age, Marco Polo rend compte des merveilles qu’il découvre en Orient, dans Le devisement du monde. L’autre c’est d’abord un visage, une peau qui n’ont pas la même forme, possèdent des familiarités de traits différents, dont la couleur diffère. Ainsi, si l’insistance a été faite sur la couleur noire de la peau vue par les Européens, les costumes et le rapport à la pudeur changent aussi suivant les climats et les sociétés.


B. Des coutumes et des valeurs différentes

Les valeurs ainsi sont souvent source de différence : dans Longue marche. Le vent des steppes, Bernard Ollivier, souligne qu’appeler un Chinois par son prénom peut être une offense, d’autres peuples comme les Mongols verront comme une offense le fait de refuser un cadeau par exemple. Une société est codifiée, et les codes changent d’une société à l’autre, ce qui contribue à renforcer le sentiment d’étrangeté.


C. Assumer son passé

Enfin, il s’agit aussi d’assumer parfois un passé que l’on porte : les Européens portent ainsi un passé colonialiste, et même esclavagiste qui reste très présent et au-delà duquel il leur faut passer. Nous pouvons penser ici à ce que l’on appelle la littérature de la négritude avec ses porte-drapeaux : Aimé Césaire et Léopold Sedar Senghor qui se sont exprimés sous des genres littéraires différents sur les effets dépréciatifs de la colonisation sur l’image de l’homme noir.


II. Partir à la rencontre de l’étrange étranger

A. Se déplacer

Le dynamisme de l’ouverture est nécessaire : dans Au coeur de la Chine, une française en pays Miao, Françoise Grenot-Wang arpente la Chine et se déplace jusqu’à des peuplades très reculées, bien loin des circuits de tourisme. Le voyage est déjà un engagement personnel en soi, il n'est pas toujours évident, suivant les lieux plus ou moins reculés et dangereux (comme ceux en guerre).


B. Chercher une langue commune

Il est nécessaire, au-delà des coutumes qui diffèrent et qu’il faut s’approprier, de trouver une langue commune. Soit le voyageur apprendra la langue locale : c’est le cas par exemple d’Alexandra David-Néel au Tibet, qui le raconte notamment dans Le voyage d’une parisienne à Lhassa. Le voyageur peut aussi tenter de communiquer autrement : ainsi en est-il de Titouan Lamazou lorsqu’il voyage d’un continent à l’autre pour peindre des portraits de femmes et mettre en valeur leur beauté pour mieux signaler les inégalités sociales.


C. Apprendre

Enfin, le voyageur cherche à apprendre : c’est un investissement personnel en temps et en attention tant le genre du récit de voyage est un genre littéraire en soi. L’observation de la société étrangère peut ainsi recouvrir les allures d’une analyse scientifique, mais aussi d’un apprentissage plus sociologique voire amical. Au XXe siècle, avec l’apparition de l’ethnologie, le voyage devient également scientifique, nous pouvons penser à l’ouvrage de Claude Levi-Strauss, Tristes tropiques.


III. S’enrichir afin de devenir un autre

A. Porter un autre regard sur la société

Ainsi, aller vers l’autre peut enrichir son propre regard sur la société : dans Les lettres persanes de Montesquieu, le philosophe prend le prétexte de faire voyager deux persans afin de porter un regard critique sur les mœurs de sa propre société. C’est aussi ce qui va inciter certains voyageurs investis à défendre d’autres peuples : en songeant aux plus médiatisés, outre Titouan Lamazou pour la cause féminine, on peut citer le chanteur Sting pour les indiens d’Amazonie.


B. Se connaître et s’éprouver

Aller vers l’autre, c’est aussi se remettre en question sur sa capacité à la résistance, à l’échange, faire preuve d’empathie. On peut songer aux personnes qui y ont consacré leur vie, comme Mère Térésa à Calcutta.


C. Plus loin que l’apparence : une remise en question

L’enrichissement incite aussi à aller au-delà de l’apparence vers un fonds humain en commun : on le lit dans Longue marche. Le vent des steppes de Bernard Ollivier, où la rencontre qu’il fait débouche sur un dialogue « d’inconscient à inconscient ». L’enrichissement tient surtout à la capacité qui en découle de remise en question : la connaissance de l’autre permet aussi de mieux se connaître.

Fin de l'extrait

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