Corrigé de Français (1ère PRO) Bac PRO 2018

Corrigé de Français (1ère PRO) Bac PRO 2018

Retrouvez dès la fin de l'épreuve le corrigé de Français (1ère PRO) du Bac PRO 2018. Tous nos corrigés sont réalisés par des professeurs de l'Éducation nationale !

Corrigé de Français (1ère PRO) Bac PRO 2018

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Le corrigé de notre professeur vous permettra de vous auto-évaluer en vous apportant les éléments importants qu'il fallait intégrer à votre copie pour chacune des parties de l'épreuve de Français de Bac Pro 2018. La correction prendra donc la forme de réponse à chacune des questions présentes dans le sujet.  

Également disponible le sujet de l'épreuve de Français (1ère PRO) pour le Bac PRO 2018.

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Question 1 :

Présentez le corpus, en dégageant son unité et les différences.

Cette réponse fait état de diverses idées. Il s’agit d’une suggestion assez longue au sein de laquelle vous retrouverez peut-être vos arguments.

Le corpus étudié est composé de deux textes et d’une image. Le texte 1 est intitulé « Pull-over » et est tiré du roman du même nom, écrit par Philippe Claudel. Il s’apparente au texte 3 dans la mesure où il évoque plusieurs souvenirs. En effet, le poème « Automne », issu de Poésie la vie entière, écrit par Cadou, évoque la figure passée du père, dont parle aussi le texte 1. Bien que les trois documents présentent leur message via des formes artistiques différentes (texte 1 : le récit, document 2 : la bande dessinée, document 3 : le poème), ils évoquent tous le fait qu’un souvenir puisse être lié à une odeur.

Question 2 : 

Texte 1 : Pourquoi le pull-over est-il très important aux yeux du narrateur ? Montrez comment le texte présente des visions successives de cet objet.

Cette réponse fait état de diverses idées. Il s’agit d’une suggestion assez longue au sein de laquelle vous retrouverez peut-être vos arguments.

Le pull-over est important aux yeux du narrateur dans la mesure où il appartient à son oncle, qui est une personne elle-même chère à ses yeux dans la mesure où elle a joué le rôle de second père (« cet oncle que j’ai beaucoup aimé depuis l’enfance, qui m’a vu grandir comme un second père, mais (…) plus drôle que mon père »). En pensant à son oncle, le locuteur du texte est traversé de nostalgie. Une fois que le locuteur apprend le décès de cet oncle, le pull-over, qui était le sien, joue différents rôles. Ce pourquoi, le texte présente des visions successives de cet objet. Avant tout, le locuteur introduit la thématique du pull-over en démontrant à quel point les vêtements sont des objets étonnement intimes (« des laines, des fourrures qui nous connaissent au plus intime, qui nous respirent et nous ressemblent, au creux desquels nous laissons le parfum de notre peau »). Ensuite, le texte s’intéresse plus particulièrement à ce pull-over.

C’est au présent qu’il nous parle de celui-ci (« mon Oncle Dédé porte »). Le pull-over semble alors être un objet presque banal, lié aux activités que le locuteur et son oncle font ensemble (« Journée de dix heures côte à côte, entre poussière, gravats, plâtre, mortier, Gauloises bleues et bières partagées.). Ce n’est que plus tard que le pull-over devient un objet du passé, incarnant l’oncle décédé. Il se fait alors le porteur de toutes les odeurs relatives aux activités du locuteur et de son oncle (« dans le parfum froid de la cigarette, les traces atténuées d’un après-rasage bon marché, la poussière de ciment, la colle à papier peint »). C’est un objet à part, qu’il ne peut ni utiliser, ni jeter tant il a un statut particulier (« Je ne peux pas le jeter à la poubelle, ni le porter »). Cela montre à quel point le pull-over a une fonction particulière. On peut supposer que celle-ci sera de permettre au locuteur de faire son deuil, bien que cela ne soit pas explicité. Quoi qu’il en soit, le locuteur réalisera bien ce deuil et donnera alors une dernière symbolique à cet objet. Dépouillé de tout ce qui propre à son oncle, il est un vestige, déposé dans le grenier en guise de trace du passé. On remarque alors que les trois visions que donne le locuteur du pull-over sont liées au regard que ce dernier porte sur l’objet : l’évocation présente d’un instant passé, le souvenir d’un passé plus général et la présentation du présent effectif du locuteur.

Question 3 :
 Document 2 et texte 3 : Comment le dessinateur et le poète rendent-ils compte de la douceur du souvenir ?

Le dessinateur et le poète rendent compte de la douceur du souvenir en évoquant l’innocence de l’enfance, qui permet à l’individu d’être fasciné (« me fascinait », document 1) par certains objets et certaines situations, pourtant très simples. Ainsi, le document 2 dépeint une fillette observant une personne dont le métier est de cirer des chaussures. Aussi, le narrateur, à l’aide de la première personne du singulier, détaille les différentes étapes qui composaient la sage observation du cireur de chaussures qu’elle réalisait. Dans cette description, l’utilisation de mots positifs en donne une image douce (« Les bons souvenirs », « bien rangés », « m’était agréable »). Le texte 3 évoque à son tour une situation particulière (les salles de classe du père instituteur) en ayant recours à un lexique mélioratif démontrant que le souvenir est agréable et doux (« comme il faisait bon », « merveilleuses poussières », « Ô temps charmant des brumes douces »). Etant lié à un moment doux de l’enfance, le souvenir est lui-même traversé par la douceur. 

Évaluation des compétences d’écriture : (10 points)


En quoi, selon vous, les souvenirs favorisent-ils et limitent-ils la construction de l’identité ? 
Vous répondrez à cette question, dans un développement argumenté d’une quarantaine de lignes, en vous appuyant sur le corpus, sur vos lectures de l’année et sur vos connaissances. 

Que faire pour l’introduction ?

Réaliser une accroche générale introduisant la notion de souvenir en littérature et amenant à présenter le questionnement qui vous est imposé aujourd’hui. 

Exemple : un auteur écrit souvent en s’inspirant de la réalité et de son vécu ; ce qui le pousse à la fois à enfermer son œuvre dans son moi passé mais aussi à la plonger dans le vaste monde des souvenirs, qui est infini. Si les souvenirs et le vécu de l’auteur peuvent (pré)déterminer son œuvre, peut-on imaginer qu’à titre semblable les souvenirs favorisent et limitent la construction de l’identité ?

Des axes de réflexion :

- L’importance des racines : le souvenir enferme l’individu dans une sphère identitaire.

Textes 1 et 3 : l’enfance et le père. = des souvenirs qui hantent.

• Certains auteurs s’intéressent à la façon dont les racines et leur souvenir déterminent l’être : les naturalistes et les réalistes dans l’étude du déterminisme sociale. Exemple : Zola ; Aux champs, Maupassant. + des auteurs plutôt romantiques. Exemple : Hugo : Les Misérables. Shelley : Frankenstein.

Certains auteurs suivent un personnage durant une grande partie de sa vie afin de démontrer à quel point se rappeler de certains éléments passés définit parfois le personnage. Ex : c’est le souvenir de sa mère qui pousse le docteur à Frankenstein à réaliser sa créature.

- Le souvenir : motiver l’évolution de l’être.

Le souvenir permet de réaliser à quel point la réalité présente se détache du passé. Il s’agit de faire l’état d’à quel point le vécu et le souvenir ne limitent pas la construction de l’être et d’à quel point ils permettent à l’être présent de continuer son évolution.

Texte 1 : le locuteur continue d’observer le pull-over sans pour autant être enfermé dans l’image passée de son oncle. 

- Le souvenir : une projection vers le futur.

Les autobiographies : l’auteur se souvient tout en créant une nouvelle œuvre. C’est grâce au passé qu’il écrit dans le présent un ouvrage qui sera futur. Le souvenir est le lien entre différentes temporalités sans pourtant limiter l’auteur.

Exemple : document B : le souvenir permet de réaliser la planche de bande dessinée.

Texte 3 : le souvenir permet d’écrire le poème.

Conclusion : étant une trace du passé, le souvenir peut limiter la construction de l’être. Cela se produit si l’individu reste enfermé dans le passé. Or, il peut aussi se servir des souvenirs afin d’évoluer, de grandir et de ne pas répéter certaines erreurs passées. 

Fin de l'extrait

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