Correction Français - Bac Pro 2017

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L'objet d'étude était "La parole en spectacle". Notre professeur vous propose un corrigé complet pour que vous puissiez vous évaluer. Vous trouverez les réponses aux questions de corpus, mais également le sujet de l'évaluation des compétences d'écriture : Selon vous, comment les mises en spectacle de la parole (théâtre, cinéma, concerts, conférences…) font-elles naître des émotions ?

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Correction Français - Bac Pro 2017

Le contenu du document


ÉVALUATION DES COMPETENCES DE LECTURE

Présentation du corpus

1) Méthode :

– Bien considérer les deux versants de la question : similitudes et différences.

– Réaliser une synthèse courte, claire et qui analyse quelque peu → ne pas simplement résumer les trois textes.

– Soigner son expression.

– Tenter d'insérer quelques connaissances personnelles (ex : définition de l'alexandrin).

– Citer le texte. 


Le corpus possède une unité dans la mesure où il met en scène la parole (déclamée à haute voix) et invite à réfléchir sur l'effet que cette dernière peut avoir sur ses auditeurs. Les trois textes parlent notamment du fait que la parole à haute voix est interprétée d'une certaine façon « texte 1 : « application acharnée », texte 2 : « s'imprégner du rôle »,  texte 3 : « être vrai » au théâtre). Néanmoins, bien que réunis autour de ce thème commun, le corpus présente des différences entre les textes : les deux premiers textes sont issus de la fiction alors que le troisième provient d'une réflexion. En outre, la façon dont les auditeurs reçoivent le propos déclamé n'est pas envisagée de la même manière par tous les textes.


2) Attention : la question étant très large, il était possible de mentionner divers éléments.  Nous avons fourni une réponse assez longue et complète afin de couvrir la plupart des idées que vous pouviez aborder.  En outre, nous proposons d'autres thématiques possibles (que vous pouviez aborder) en dessous de cette réponse.


Les textes 1 et 2 possèdent des points communs ; notamment par rapport à la mise en scène de la parole des personnages. Chacun des deux extraits présente un personnage qui se prépare et se fait regarder de son public avant de déclamer son texte. Dans les deux cas, l'acte de prise de parole peut surprendre ; surprendre le lecteur (dans le texte 1) et non les voyageurs de la rame qui sont habitués ; surprendre l'auditeur (dans le texte 2).

Néanmoins, on observe des différences dans la façon de mettre en scène cette parole. En effet, dans le texte 1, on ne sait pas exactement quels sont les mots prononcés par Guylain alors que, dans le texte 2, on a accès à la citation déclamée par Yvon. 

En réalité, la mise en scène de la parole par le texte 1 entre dans le cadre d'une description d'abord propre à une situation particulière (utilisation du passé simple) mais ensuite plus générale, qui évoque l'habitude (utilisation de l'imparfait) de lecture de Guylain alors que le texte 2 met uniquement en scène une parole au sein d'une scène particulière.


+ D'autres idées possibles à mentionner :

– Dans le texte 1 la parole prend réellement des airs de spectacle car les voyageurs se transforment en spectateurs et la rame en lieu de théâtre, au sein desquels les divers individus attendent le silence.

Pourtant, c'est bien le personnage du texte 2 qui revêt plus des allures d'acteur en réajustant sa cravate, lissant sa chevelure, raclant la gorge...Il se prépare.

– Dans le texte 2, quant à la mise en scène de la parole, on a accès avec plus de précision (que dans le texte 1) à la réaction de l'auditoire.

– Dans les deux textes, les déclamateurs sont des amateurs.


3) Attention : Nous avons fourni une réponse assez longue et complète afin de couvrir la plupart des idées que vous pouviez aborder.   


Les textes 2 et 3 démontrent que le fait de déclamer une parole a à la fois des effets sur l'auditoire mais aussi sur celui qui récite. Ils démontrent notamment que la parole touche celui qui l'écoute ; comme une épée dans le cadre de l'alexandrin du texte 2. Dans le cadre de l'alexandrin, l'accent est logiquement mis sur son rythme, la façon dont on peut le couper en deux parties de six syllabes (hémistiches), la façon dont on y trouve des effets de rimes. C'est ce jeu de sonorités qui surprend et touche l'auditeur. L'effet principal mentionné est celui de la surprise (tellement forte qu'elle asphyxie).

Dans le texte 3, s'intéressant à un autre genre que la poésie, Diderot parle du théâtre et évoque donc plus la déclamation de parole en tant qu'imitation. Il définit alors que l'acteur ne fait que répéter des mécanismes appris et qu'il ne se laisse pas envahir par l'émotion. Cette émotion c'est le spectateur qui la ressent, alors qu'il est passif, pendant que l'acteur est, logiquement, actif. L'un des effets est de faire sentir au spectateur, mais non à l'acteur.

Cette absence d'émotions quant à la déclamation (pour celui qui déclame) n'est pas mentionnée dans le texte 2. Au contraire, le personnage semble dire qu'il faille s'imprégner de passion.

Ainsi, dans les deux textes, on remarque que la parole a comme effet de toucher son auditoire en le troublant (par étonnement, texte 2 ou par tristesse, texte 3). Quant à l'effet sur celui qui récite, le texte 2 donne un avis moins tranché que le texte 3. Le texte 3, plus claire quant aux effets sur le déclamateur se range tout à fait du côté de la performance, exprimant que cette maîtrise (de l'imitation) n'a pas d'effet sur l'acteur ; excepté celui de le fatiguer.


ÉVALUATION DES COMPETENCES D'ECRITURE 


Méthode :

– Particulièrement soigner l'organisation de votre propos : prendre le parti d'organiser votre écrit selon les différents arts (cinéma, concerts, théâtre) ou selon les différentes idées. → valoriser la deuxième option.

– Tenter d'organiser votre écrit en paragraphes.

SI possible, tenter de réaliser un plan plus ou moins équilibré, mettant notamment en jeu (au moins)  deux grandes parties, correspondant à deux idées majeures.

– Tenter de réaliser une légère introduction ainsi qu'une courte conclusion.

– Partir de vos expériences personnelles pour parler justement, en connaissance de cause mais ne pas utiliser le je. Tenter de rester dans le général.

– Si possible, utiliser des exemples plus ou moins précis pour apporter des preuves à ce qui est dit.

– Bien se concentrer sur le « Comment ».


Comment les mises en spectacle de la parole font naître des émotions ?

Voici quelques propositions de pistes :

- Le rythme réveille en le spectateur des émotions par l'évocation de bruits qui lui rappellent (consciemment ou non) des émotions ou des événements qu'il a connus à un moment de sa vie. Ce rythme, on peut aussi bien l'entendre dans la poésie que dans la musique. Exemple : l'alexandrin, les mélodies amoureuses, les mélodies entraînantes qui donnent de l'énergie.

– La parole peut être accompagnée de l'image ; image explicite (directe et visible) dans le cadre du cinéma ou image implicite (indirecte et suggérée) par les métaphores, les comparaisons. La parole fait naître une émotion en faisant visualiser au spectateur un contenu qui le touche.

– Possibilité de parler du metteur en scène, au théâtre, qui va ajouter de la magie, de l'émotion au propos écrit avec les décors, les costumes, les interactions avec le public …

– La mise en scène de la parole ne passe pas forcément par l'accompagnement d'images ou de sons. Comme quelque peu défini ci-dessus, la parole peut se suffire à elle-même : effets d'images, de sons. Elle peut aussi se suffire à elle-même dans le cadre de discours (notamment), où elle a pour but de présenter des arguments mais aussi de toucher (pour persuader, par exemple). Le locuteur travaille alors sa façon de déclamer (sa voix, son intonation, sa posture) mais aussi sa façon d'agencer son propos (les mots utilisés, les figures de style). Celui qui déclame un discours peut vouloir susciter la colère en utilisant des mots plus ou moins violents, plus ou moins incorrects, en s'adressant directement à l'audience... Le déclamateur peut aussi insister sur un fait pour faire naître une émotion : mettre mal à l'aise, culpabiliser, amener l'auditeur à être indulgent, attendri … Il peut alors répéter plusieurs fois la même phrase, par exemple. 

- La parole peut faire naître des émotions de par le thème qu'elle aborde. Lors de conférences universitaires, par exemple, l'évocation de sujets délicats, faisant référence à des éléments réels peut faire naître la tristesse.


Voici une proposition d'organisation des idées :

I) La parole se suffit à elle-même. 

a) Les thématiques abordées. 

b) Les figures de style. 

c) L'élocution.


Phrase de transition : l'élocution : la façon de dire > le son > les sonorités (voir petit a du grand II). 


II) La parole s'accompagne :

a) de sons en lien avec le thème abordé → caisse de résonance des émotions. 

b) d'images en lien avec le thème abordé → faire voir amène à faire sentir. 

c) de gestes → nouer le contact avec l'interlocuteur. 


Phrase de transition : le contact avec l'interlocuteur > la communication se fait à deux (au moins). 


II) La parole se fait à plusieurs :

a) travailler son propos selon son interlocuteur.

b) l'effet de groupe.

Fin de l'extrait

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